Merci Jean.
C’est à mon tour de vous souhaiter la bienvenue
à cette conférence de presse. Je salue également
tous ceux qui y assistent par le biais d’Internet
grâce à l’équipe de Pecunia, notre
partenaire spécialisé en webdiffusion et en
communication vidéo sur « Protocole Internet ».

Un bonjour très spécial à nos nouveaux
partenaires américains qui sont sûrement nombreux
à suivre cette conférence de presse sur Internet.
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Aujourd’hui est un grand jour pour Transcontinental,
ses employés et ses actionnaires. Nous annonçons
en effet la signature d’un contrat de 15 ans pour
l’impression du San Francisco Chronicle,
propriété de Hearst Corporation, et de ses
produits reliés, ainsi que pour les services de postpresse.
En vertu de ce contrat, nous imprimerons le San Francisco
Chronicle dans une usine ultramoderne dans la région
de San Francisco, comme nous l’avons fait pour le
quotidien La Presse à Montréal, et
l’impression commencera au printemps 2009. Ce contrat
avec le Chronicle, ainsi que l’impression
d’autres produits à cette usine, engendreront
des revenus de plus d’un milliard de dollars américains
sur 15 ans. Je m’empêche de préciser
qu’il s’agit là d’argent neuf.
Par ailleurs, contrairement aux ententes signées
avec des éditeurs de journaux canadiens, ce contrat
exclut le papier. Sur une base comparable, l’annonce
d’aujourd’hui aurait une valeur d’environ
deux milliards de dollars américains.
Hearst Corporation et le San Francisco Chronicle
deviendront ainsi, sur une base annuelle, l’un de
nos cinq clients les plus importants sur le plan des revenus.
Il s’agit également d’un partenariat
sans précédent dans les annales économiques
nord-américaines par lequel l’éditeur
d’un quotidien majeur aux États-Unis confie
l’ensemble de son impression à une entreprise
spécialisée.
Inutile d’ajouter que nous sommes honorés et
privilégiés de compter maintenant, parmi nos
partenaires d’affaires, ce véritable icone
de l’industrie mondiale des communications que constitue
Hearst Corporation.

Luc Desjardins, entouré
de François Olivier et du chef de la direction financière,
Benoît Huard
Je vais laisser à François le soin de vous
présenter plus en détail cette entente historique
et en indiquer les prochaines étapes. Je me contente
simplement de préciser que le San Francisco Chronicle
occupe le premier rang dans son marché, la région
de la Baie de San Francisco, qui est le cinquième
marché le plus populeux aux États-Unis, et
se classe au 14e rang des quotidiens à l’échelle
du pays pour le tirage. En vertu de ce contrat, nous imprimerons
le San Francisco Chronicle dans une usine ultramoderne
dans la région de San Francisco, comme nous l’avons
fait pour le quotidien La Presse à Montréal,
et l’impression commencera au printemps 2009.
Au cours des prochaines minutes, j’aimerais mettre
en perspective la stratégie de développement
de Transcontinental dans laquelle cette transaction majeure
s’inscrit.
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Les États-Unis constituent le marché prioritaire
de Transcontinental à l’international. Actuellement,
nous tirons 25 % de nos revenus du marché américain,
ce qui représente environ 600 millions de dollars
canadiens. La moitié est exportée à
partir de nos usines au Canada, surtout des livres, des
catalogues et des magazines; l’autre moitié
est produite sur place, essentiellement des produits et
services de marketing direct.
Cette diversification géographique nous apparaît
à la fois naturelle, puisque nos économies
sont intégrées à un très haut
niveau, et nécessaire dans le contexte de l’appréciation
du dollar canadien. Aujourd’hui, en effet, nous nous
adaptons bien à un dollar canadien valant autour
de 90 cents américains, mais nous sommes conscients
que nous devrons augmenter notre présence aux États-Unis
pour continuer à grandir.
Je connais bien le marché américain pour y
avoir travaillé pendant plusieurs années.
L’avantage de Transcontinental, c’est que nous
y poursuivons une stratégie de créneau. Nous
ne visons donc pas à devenir l’un des plus
gros imprimeurs aux États-Unis, mais plutôt
à être le meilleur dans un certain nombre de
créneaux où nous avons une expertise et un
avantage concurrentiels uniques.

Nous avons déjà atteint ce statut dans le
marketing direct. Avec nos installations en Pennsylvanie,
en Californie et au Texas, nous sommes l’un des plus
importants fournisseurs de services intégrés
de marketing direct au pays et le premier auprès
des institutions financières, un segment en pleine
croissance. Nous avons la ferme intention d’y poursuivre
notre expansion au cours des prochaines années. Nous
avons le modèle d’affaires et l’équipe
pour le faire.
Nous allons faire la même chose dans l’impression
de journaux, un créneau où nous disposons
d’un avantage concurrentiel majeur : notre modèle
d’affaires unique. Dans le cadre de notre projet d’affaires
Évolution 2010, nous avons d’ailleurs
identifié l’impression de journaux comme l’un
de nos plus importants segments de croissance. Comme pour
le marketing direct, cette croissance passera avant tout
par le marché américain. Le fait d’être
un important éditeur de journaux nous rend sensibles
aux aspirations et aux nouveaux besoins de cette industrie.
Je vous rappelle que Transcontinental est le second éditeur
de journaux locaux et régionaux au Canada, avec des
revenus de plus de 200 millions de dollars.
Soit dit en passant, le plan financier d’Évolution
2010 prévoit des investissements en immobilisations
de 120 millions de dollars en moyenne par année
au cours des cinq prochaines années, ce qui n’inclut
pas des projets spéciaux comme celui-ci. En 2006,
nous avons ajouté un montant de 10 millions
de dollars de dépenses stratégiques pour notre
croissance interne, en particulier pour le développement
des activités numériques dans notre secteur
des médias. Cela nous a également permis de
mettre sur pied une équipe dynamique et aguerrie
pour faire notre promotion aux États-Unis comme imprimeur
de journaux.
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Quand nous disons au marché financier que notre
stratégie est d’investir dans notre positionnement
à moyen et long terme même si cela peut affecter
les résultats de l’année en cours, vous
en avez une preuve tangible aujourd’hui.

Au cours des 18 derniers mois, nous avons mentionné
à plusieurs reprises que nous étions en négociations
avec d’importants éditeurs de quotidiens américains.
En novembre 2005, à notre usine de Toronto, nous
avons commencé l’impression de The New
York Times pour les marchés de l’Ontario
et du nord de l’État de New York. Aujourd’hui,
nous franchissons une étape stratégique cruciale
: nous allons devenir l’imprimeur attitré –
aux États-Unis mêmes et dans une usine complètement
dédiée à cette fonction – de
l’un des quotidiens les plus prestigieux du pays.
En nous en confiant ainsi l’impression, Hearst Corporation
et le San Francisco Chronicle font de Transcontinental
un partenaire d’affaires au sens plein de ce mot.
Un dernier mot sur un aspect plus méconnu de l’annonce
d’aujourd’hui. Les contrats dans le segment
de l’impression de journaux s’étendent
sur de longues périodes : 15 ans dans le cas
du San Francisco Chronicle et de La Presse,
et 10 ans pour ce qui est de The Globe and Mail
et The New York Times. Ces contrats à long
terme permettent à Transcontinental de sécuriser
ses revenus sur de longues périodes. Actuellement,
50 % de nos revenus d’impression sont assujettis
à des ententes à moyen et long terme.
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À gauche,
Rémi Marcoux, fondateur de Transcontinental, en conversation
avec un représentant des médias
Avant de céder la parole à François
Olivier, j’aimerais souligner que François
a été l’artisan du démarrage
de notre usine d’impression de La Presse
en octobre 2003, aussi bien que des ententes à long
terme avec The Globe and Mail, The New York
Times et, maintenant, le San Francisco Chronicle.
Il connaît donc très bien cette industrie à
l’échelle nord-américaine. Je ne vous
cache pas que l’annonce de cette entente est un grand
jour pour lui.
Merci de votre attention et à toi, François.