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Cérémonie de remise du Harry V. Quadracci VISION Award

à Rémi Marcoux,
président exécutif du conseil de Transcontinental

Le 30 avril 2007, à Toronto

Petit mot de remerciement

Je veux d’abord vous dire à quel point je suis touché de l’honneur que vous me faites aujourd’hui. Le Web Offset Association regroupe tous les grands noms de notre industrie à travers le monde, ce qui confère à cette reconnaissance une source de fierté particulière. Depuis mon arrivée, j’ai eu également beaucoup de plaisir à renouer avec plusieurs d’entre vous.

Bref, je me sens vraiment au milieu d’amis et de partenaires !

Ralph Pontillo, membre du comité organisateur de la 55e conférence de la Web Offset Association et directeur général de Transcontinental Miami Valley, présente Remi Marcoux.

L’honneur que vous me faites rejaillit sur Transcontinental et sur l’ensemble de nos employés depuis la fondation de l’entreprise en 1976. Ce sont eux, en fait, que vous honorez à travers moi. Si les clients sont la raison d’être d’une entreprise, les employés sont la raison première de son succès. Je les en remercie.

Sur une note plus personnelle, le fait que cette reconnaissance porte le nom « Harry V. Quadracci » ajoute beaucoup de signification à mes yeux. J’ai bien connu, et toujours admiré, le fondateur de Quad/Graphics. Il a même été un modèle pour moi. Je pense en particulier à sa proximité des employés et à la responsabilité sociale de son entreprise. Sans compter son grand succès d’affaires. Je n’ai aucun doute qu’il sera reconnu pendant longtemps encore comme l’un des grands de notre industrie.


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Parlons maintenant de l’avenir de notre industrie.


Harry parlait souvent des imprimeries à distance. On constate que la combinaison de l’infrastructure Internet, des applications numériques et de la robotique entraîne l’émergence de l’imprimerie à distance, qui s’insère dans la tendance à l’automatisation de la production. Ces changements ont toujours enthousiasmé Harry et, selon moi, ce sont ces changements qui permettront à l’imprimé de conserver sa position parmi les principaux médias.

Lorsque je parle d’Internet, je pense à un environnement et à une structure où :

• Tout le monde est connecté;

• Tout le monde peut communiquer avec les autres;

• Les barrières entre les consommateurs, les différents services des entreprises et les imprimeries sont abattues;

• Il est possible de stocker de grandes quantités d’information et de données numérisées que tout le monde peut consulter.

Cette transformation à l’échelle mondiale ne fait que commencer.

Parallèlement au développement d’Internet, les technologies sur lesquelles s’appuient nos imprimeries ont traversé un changement majeur. Si vous avez récemment installé une presse ou de l’équipement de finition, vous avez sûrement constaté que la plupart des employés de ces installations passent une bonne partie de leurs journées devant des ordinateurs !


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Dans un tel contexte technologique, comme imprimeurs, nous avons interconnecté tous les flux de travail et tous les processus en les liant à une base de données commune. C’est toute une évolution, quand on pense aux imprimeries conventionnelles d’aujourd’hui. Nous revoyons les systèmes, puisque la technologie nous permet d’optimiser l’ensemble de l’usine, plutôt qu’une activité à la fois.

Les flux de travail et les processus évoluent sous certains aspects cruciaux. Entre autres :

1. Les données ne sont entrées qu’une seule fois. Généralement, une fois que le travail a été approuvé.

2. Les informations sont transférées en quelques secondes, comparativement aux heures et aux jours qu’il fallait compter auparavant. Par exemple, il n’est plus nécessaire d’effectuer l’assemblage des pages près des presses, et ces dernières peuvent être installées là où elles permettront d’optimiser la distribution.

3. La disponibilité des informations numérisées nous permet de prérégler nos équipements et de gérer le contenu en nous basant sur la description initiale du travail. Le contenu, une fois stocké, peut être « remodelé », puis exploité dans d’autres médias.

Nous assistons à la conversion de l’imprimerie. D’industrie manufacturière, elle s’automatise, grâce à des technologies qui lui sont propres ou qui sont aussi exploitées dans les usines de pâtes et papiers modernes, les installations des constructeurs automobiles et d’autres environnements de production à la fine pointe.

Pour ceux d’entre nous qui ont grandi dans le domaine de l’impression, c’est un tout nouveau monde qui s’annonce.


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Ces nouveaux outils extraordinaires offrent à une nouvelle génération d’imprimeurs visionnaires une occasion de surmonter les défis posés par la mondialisation au cours des années à venir. Cependant, ces technologies ne suffisent pas, d’elles-mêmes, à créer les entreprises de marketing et manufacturières de classe mondiale qu’il faut mettre sur pied pour faire prospérer l’industrie de l’impression.

Permettez-moi d’énoncer les quatre conditions de base pour l’atteinte de cet objectif.

D’abord, les gens et les processus forment une partie essentielle du succès de n’importe quelle entreprise. Dans le monde de l’impression, il faut convertir les opérateurs d’équipement pour en faire des ingénieurs des processus qui s’assureront que les systèmes automatisés fonctionnent comme ils le doivent et que les matériaux soient conformes aux spécifications et livrés à temps.

Deuxièmement, on assistera à une hausse du nombre d’employés, incluant les gestionnaires, qui connaissent les systèmes informatisés et qui s’y sentent à l’aise.

Troisièmement, au fur et à mesure que les systèmes se complexifient, il devient essentiel de les entretenir de manière prédictive et préventive. Les usines à la fine pointe d’aujourd’hui doivent déjà disposer de gens capables d’entretenir les systèmes informatisés.

Enfin, il est essentiel de se doter d’une culture d’innovation et de travail d’équipe, afin de pouvoir créer et gérer des systèmes intégrés, complexes et interdépendants. Comme dans une équipe, toutes les composantes de cet environnement manufacturier doivent être opérationnelles pour que l’usine fonctionne avec succès.


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Cependant, à la fin de la journée, ce qui compte vraiment, c’est la manière dont ces technologies et les gens qui les exploitent aident les imprimeurs et leurs clients.

Pour les clients, ces nouveaux systèmes devraient être d’une efficacité sans pareille pour réduire les délais administratifs et la charge de travail, tout en permettant le raccourcissement des délais d’exécution, la production de courts tirages et la personnalisation des produits imprimés. Cela comprend l’accès « en temps réel » aux flux de travail des imprimeries, en éliminant la nécessité de se déplacer, mais tout en améliorant l’accès aux informations dont nous avons besoin pour optimiser leurs affaires.

Pour les imprimeurs, tout un monde virtuel émerge, grâce à l’installation de fonctions telles la prépresse, l’impression et la reliure à des endroits stratégiques pour optimiser la distribution, le service à la clientèle et le coût de production, le tout accompagné d’augmentations spectaculaires de la productivité et de la diminution des pertes et des délais d’exécution.

De plus, certains créent des partenariats entre imprimeurs et fournisseurs. Ce concept a fait l’objet de maintes discussions au cours des dernières années, mais il pourrait se révéler incontournable, dans ce nouveau monde de systèmes automatisés et complexes. L’automatisation fait en sorte qu’il faut beaucoup mieux comprendre les spécifications des matériaux et les contrôles. Cela est particulièrement vrai au sujet de l’encre et du papier.


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En conclusion, il me paraît clair que l’industrie de l’impression est en bonne position, grâce à des technologies et à des gens extraordinaires. En catalysant ses énergies grâce à la vision et à l’innovation, notre industrie maintiendra son rôle de média important pendant encore plusieurs années. Gutenberg peut dormir en paix !

Merci de m’avoir accordé votre temps et votre attention.

 

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