| |
|
|
|
 |
|
|
|
ASSEMBLÉE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES
2005
|
|
|
|
Allocution
de Luc Desjardins
Hôtel Omni Mont-Royal
Montréal
30 mars 2005 |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
Mesdames et messieurs, bon après-midi
et bienvenue à notre assemblée annuelle des
actionnaires. Notre rencontre de cette année revêt
pour moi un caractère spécial puisqu'elle
clôture ma première année comme président
et chef de la direction de Transcontinental.
D'entrée de jeu, je veux vous dire que je suis fier
de notre performance en 2004 et au premier trimestre 2005.
J'en retiens deux aspects particulièrement encourageants.
D'abord, nous avons terminé l'exercice financier
2004 en force sur le plan de l'exploitation et nous avons
transporté ce momentum au premier trimestre 2005.
Cette continuité dans la croissance, en dépit
de conditions de marché difficiles, nous différencie
vraiment de la majorité de nos concurrents. N'oublions
pas que dans notre cas, la croissance de la dernière
année fait suite à des années record
en 2000, 2001, 2002 et 2003 !
Autre fait encourageant pour nos actionnaires, nous avons
continué plus que jamais à investir dans l'avenir
: que ce soit dans la formation de nos gens, dans la promotion
de nos marques, dans les immobilisations et, enfin, dans
des acquisitions stratégiques.
Cette réussite année après année,
nous la devons à notre façon de faire les
choses, ce qui veut dire :
- des valeurs partagées par tous les employés
et au coeur de notre modèle d'affaires;
- la formation continue de nos gens, ainsi que leur participation
structurée en équipe;
- la connaissance sans cesse accrue des besoins en évolution
constante de nos clients, individuellement et par grandes
catégories;
- un modèle d'affaires unique basé sur notre
volonté de simplifier le travail de nos clients;
- une stratégie systématique de croissance
par créneau;
- une gestion financière disciplinée;
- et, enfin, notre volonté d'avoir constamment à
l'esprit les intérêts à long terme de
nos employés, de nos clients et de nos actionnaires,
les trois piliers de l'entreprise.
Je profite donc de l'occasion pour remercier
publiquement l'ensemble de nos 14 000 employés
au Canada, aux États-Unis et au Mexique pour leur
engagement quotidien envers Transcontinental, ses clients
et ses actionnaires. On ne le dira jamais assez : chez Transcontinental,
ce sont les gens qui font la différence !
CONTRAT D'IMPRESSION DE THE NEW YORK
TIMES
Ce matin, lors de notre rencontre annuelle
avec les médias, nous avons annoncé la signature
d'un nouveau contrat qui cadre parfaitement avec le développement
stratégique de Transcontinental dans des créneaux
ciblés. En effet, à compter de l'automne prochain,
nous allons imprimer The New York Times, l'un des
quotidiens les plus prestigieux au monde, pour le marché
de l'Ontario, ainsi que les régions de Buffalo et
de Rochester, dans l'État de New York. La production
se fera à notre imprimerie Transcontinental Interweb
Toronto, où nous imprimons déjà The
Globe and Mail.
Avec ce contrat, nous avons maintenant un pied dans le marché
américain pour ce qui est de l'impartition de l'impression
de journaux.
Ce nouveau partenariat illustre la pertinence de notre stratégie
de développement ciblé aux États-Unis
et est une suite logique de la forte croissance de nos activités
d'impression de journaux au Canada depuis 1997.
En effet, avant de l'exporter, l'impression de journaux
est une expertise que nous avons d'abord développée
au Canada avec beaucoup de succès. Il suffit de mentionner
que depuis octobre 2003, nous sommes l'imprimeur attitré
du quotidien La Presse à Transcontinental
Métropolitain, l'usine d'impression de journaux la
plus moderne en Amérique du Nord, et que nous imprimons
The Globe and Mail pour ses principaux marchés
au Canada. En fait, avec notre réseau pan-canadien
d'usines spécialisées, Transcontinental est
le plus important imprimeur de journaux du pays et nous
entendons continuer à renforcer notre position canadienne
au cours des prochaines années.
Notre choix de l'impression de journaux comme créneau
de développement repose sur la conviction que l'impartition
à des imprimeurs dont c'est l'expertise est une tendance
irréversible. Grâce à l'impartition,
en effet, les éditeurs peuvent se concentrer sur
la production d'un contenu et d'un graphisme de qualité
alors que, de notre côté, nous leur assurons
les plus récentes technologies, une plus grande flexibilité
et une qualité supérieure.
Dans ce contexte, devenir le partenaire de confiance de
cette institution qu'est The New York Times constitue
une étape importante pour la poursuite du développement
du créneau de l'impression de journaux aux États-Unis.
François Olivier, vice-président principal
du Groupe des journaux au sein d'Imprimeries Transcontinental,
et Ted Markle, vice-président au développement
des affaires du Groupe, ont d'ailleurs commencé une
approche systématique auprès d'éditeurs
américains pour leur offrir notre modèle unique
d'impartition.
MARKETING DIRECT AUX ÉTATS-UNIS
Ce que nous voulons devenir dans l'impression
de journaux en sol américain, nous le sommes déjà
dans le créneau du marketing direct. Je vais donc
profiter de l'occasion pour vous parler de notre plan de
match général aux États-Unis. D'autant
plus que les deux principaux faits saillants de l'exercice
2004 et du premier trimestre 2005 ont trait à l'acquisition
de deux joueurs importants dans le marketing direct aux
États-Unis, soit CC3, en décembre 2003, et
JDM, en février 2005.
Les États-Unis représentent pour Transcontinental
un marché stratégique, mais dans des créneaux
spécifiques. En d'autres mots, notre objectif n'est
pas d'être le plus gros dans l'impression de produits
de masse aux États-Unis, mais d'être le meilleur
dans des créneaux de pointe et à fort potentiel
de croissance, entre autres en offrant des services à
valeur ajoutée.
Sur le plan géographique, CC3, que nous avons renommé
Transcontinental Direct U.S.A., a accru notre présence
dans l'important marché de la région de Philadelphie
où nous avions déjà une usine, et a
prolongé notre positionnement dans les marchés
vitaux de l'ouest et du centre du pays avec des installations
à Los Angeles et à Dallas. Nous estimons que
75 % de la population américaine est située
à moins de 800 kilomètres de ces trois pôles.
Avec nos installations de Toronto et de Montréal,
nous couvrons aujourd'hui l'ensemble de l'Amérique
du Nord et sommes les seuls à le faire à ce
niveau.
Par ailleurs, CC3 offre à ses clients, à travers
un guichet unique, un large éventail de services
de marketing direct. C'est exactement le modèle intégré
que nous recherchions.
En 2004, l'offre intégrée de Transcontinental
Direct U.S.A. et son positionnement géographique
unique remportent un grand succès auprès d'entreprises
américaines d'envergure. Ainsi, nos revenus ont connu
une forte croissance et le processus d'intégration
s'est déroulé avec succès.
-- -- --
Le 14 février dernier, nous avons
procédé à l'acquisition de JDM qui
possède cinq installations dans l'est de la Pennsylvanie.
Cette transaction a plus que doublé notre capacité
de production aux États-Unis qui s'élève
maintenant à plus de cinq milliards de pièces
de publipostage direct par année, ce qui fait de
Transcontinental le plus gros joueur dans la production
de pièces imprimées dans le créneau
du marketing direct.
JDM est une entreprise en forte croissance reconnue pour
son excellence opérationnelle et son leadership.
Comme nos grands clients nord-américains diminuent
le nombre de leurs fournisseurs en consolidant leurs achats,
nous sommes en meilleure position que jamais pour poursuivre
notre croissance.
L'acquisition de JDM nous a également permis d'ajouter
son groupe de dirigeants chevronnés à notre
équipe aux États-Unis. J'aimerais souligner
la présence parmi nous aujourd'hui de plusieurs membres
de la direction de Transcontinental Direct U.S.A. et j'aimerais
vous les présenter (et je leur demanderais de se
lever) :
- Don McKenzie, son président, qui s'est joint à
nous lors de l'acquisition de CC3 dont il était le
président;
- Denis Mathieu, vice-président principal, qui,
après une carrière de dix ans à Montréal,
a accepté de s'installer avec sa famille à
Philadelphie pour nous aider à sur le terrain;
- Alon Stephens, vice-président principal, localisé
à Dallas;
- Chris Carosella, le fils du fondateur de JDM et le président
quand nous avons acquis l'entreprise; il est maintenant
notre vice-président à l'exploitation pour
l'est des États-Unis;
- Steve Pasi, vice-président principal aux ventes
et au marketing;
- et Barry Carton, vice-président aux finances.
Au nom de nos actionnaires, bienvenue à
notre assemblée annuelle.
-- -- --
Pour terminer cette partie sur notre stratégie
de développement aux États-Unis, j'aimerais
vous donner quelques statistiques intéressantes.
Nous comptons maintenant aux États-Unis 3000 employés
dans 14 installations et les revenus annualisés de
nos installations américaines totalisent 392 millions
de dollars canadiens, soit 18 % des revenus annualisés
de Transcontinental inc.
Par ailleurs, nous imprimons au Canada entre autres des
livres et des magazines destinés au marché
américain. Ces exportations représentent des
revenus de 286 millions de dollars canadiens, soit
14% de nos revenus annualisés totaux.
Enfin, nous avons des clients américains fidèles
dont nous imprimons l'édition destinée au
marché canadien. Par exemple, nous imprimons TIME
Canada depuis janvier 2000 et le contrat vient d'être
prolongé de cinq ans, à partir de janvier
2006, pour un total de plus de 20 millions de dollars.
Avec The New York Times et Time, Transcontinental
peut se vanter d'avoir des partenaires prestigieux aux États-Unis.
-- -- --
Au Canada, nous entendons être le premier
dans chacun de nos créneaux et nous renforçons
de façon continue notre position de leader, soit
par la croissance interne, soit par des acquisitions.
Ainsi, depuis 2000, nous sommes le principal éditeur
de magazines destinés aux consommateurs au Canada.
L'acquisition des magazines d'Avid Media, en juin dernier,
a apporté un complément prestigieux à
nos publications dans les segments du jardinage, de la rénovation
et de la décoration, ainsi que des activités
extérieures. Nos annonceurs nationaux savent qu'ils
peuvent rejoindre, à travers nos publications, leur
public cible partout au Canada. J'aimerais souhaiter la
bienvenue à Jacqueline Howe, présidente d'Avid
Media au moment de l'acquisition, qui est maintenant vice-présidente
et éditrice principale au sein de notre groupe de
magazines. Sur la photo, Jacqueline est à la droite
de Francine Tremblay, vice-présidente principale
aux publications aux consommateurs.
SURVOL DES PRINCIPALES RÉALISATIONS
DE 2004
Je fais maintenant un survol rapide des principales
réalisations qui ont marqué notre dernier
exercice financier. En fait, cela revient à vous
donner un aperçu de l'état de la mobilisation
de nos troupes dans le cadre de notre projet d'affaires
Horizon 2005.
Sur le front de l'amélioration continue, sur nos
14 000 employés, environ 10 000 ont
suivi, à ce jour, la formation Phil – Les
trois piliers qui vise à partager les valeurs,
les objectifs et les nouvelles façons de faire de
Transcontinental dans le but d'étendre la culture
d'amélioration continue et la participation des employés.
Depuis le lancement d'Horizon 2005, également,
environ une centaine d'ateliers Kaizen ont été
complétés, totalisant plus de 130 000 heures
de participation de nos employés. Nous renforçons
ainsi concrètement notre efficacité opérationnelle,
l'un de nos domaines d'excellence.
À l'écran, vous voyez Serge Bragdon, président
du secteur de l'impression des produits d'information, participer
personnellement à un atelier chez Transcontinental
Interweb Montréal au début de l'année.
Remarquez la fierté et le plaisir des employés
et, bien sûr, de leur président !
Par ailleurs, en septembre dernier, nous avons lancé,
en présence de 125 de nos dirigeants, le programme
Mission : Leadership. C'est une initiative qui
me tient particulièrement à coeur. Il faut
toujours poursuivre notre formation et donner à nos
dirigeants les outils nécessaires pour qu'ils continuent
à exercer leur leadership dans les années
futures.
Enfin, nous avons procédé, en 2004, à
une révision en profondeur de notre stratégie
manufacturière. Nous nous sommes d'abord assurés
que nos équipements étaient utilisés
à leur plein potentiel. Cela nous a amenés,
par exemple, à consolider nos activités d'impression
de circulaires dans l'ouest du Canada. Puis, nous avons
évalué les nouvelles technologies d'impression
et développé un plan d'investissement pour
chacun de nos créneaux. C'est dans ce contexte que
nous avons annoncé, en novembre dernier, un investissement
majeur de 53 millions de dollars, au cours des deux
prochains exercices, qui consiste en l'achat de trois presses
et de leurs équipements de finition. Ce projet spécial
s'ajoute aux investissements en capital prévus tous
les ans.
-- -- --
Sur le front de la standardisation, en plus
de poursuivre l'implantation d'un logiciel manufacturier
intégré dans nos imprimeries et dans nos activités
de distribution, nous avons commencé à implanter
notre nouvelle vision du prémédia. Stratégiquement,
il s'agit là d'un atout important. Quand un client
vous confie la gestion de ses services numériques,
vous devenez un maillon important de ses systèmes
et de ses processus d'affaires. C'est dans ce contexte qu'a
été créé le Centre de solutions
intégrés de prémédia dont nous
avons confié la direction à Nicky Milner,
une autorité reconnue à l'échelle nord-américaine
en matière de services numériques. Sur la
photo, Nicky est en compagnie de Réal Boulet, vice-président
et chef de la technologie de l'information, et de Jean Denault,
vice-président à l'efficacité de la
production et de l'approvisionnement.
-- -- --
Sur le front du développement des
ventes, la volonté des clients de diminuer le nombre
de leurs fournisseurs, d'une part, et la nécessité
pour nous d'aller chercher une plus grande partie de leurs
dépenses en annonces publicitaires ou en produits
imprimés, d'autre part, nous ont amenés à
innover.
Ainsi, au moment où l'on se parle, une centaine d'employés
travaillent activement au sein de nos 15 équipes
de marché. Nous nous donnons ainsi une connaissance
approfondie de ces marchés spécifiques en
Amérique du Nord afin d'adapter notre offre de service
à ces groupes de clients ciblés. Nous sommes
ainsi de plus en plus vus par eux comme un conseiller et
un partenaire d'affaires susceptibles d'ajouter de la valeur
à leurs projets d'affaires. Par ailleurs, au cours
de l'année, nous avons également multiplié
les initiatives ponctuelles de ventes croisées auprès
de nos clients actuels, en particulier les grandes entreprises,
afin de leur offrir l'ensemble de nos produits et services.
Le leader de cet enjeu stratégique est le président
du secteur de l'impression des produits marketing, Guy Manuel.
Guy nous répète sans arrêt, et avec
beaucoup de conviction, que nous voyons aujourd'hui seulement
« la pointe de l'iceberg ». J'aime
cela, Guy. Venant de toi, c'est prometteur ! Notre croissance
interne va continuer de bien se porter.
-- -- --
Au Mexique, où nous sommes l'un des
principaux imprimeurs en plus d'exploiter un service de
distribution de porte en porte, nous avons commencé,
en 2004, à bénéficier des nombreux
programmes de formation des gens, d'amélioration
de l'efficacité et de développement des ventes.
J'aimerais souligner le travail de notre nouveau dirigeant
là-bas, Roberto Serra Mercado, qui apporte à
Transcontinental une expérience de 25 ans dans le
marché sud-américain. Vous le voyez à
gauche, sur la photo, en compagnie de François Ouellet,
le directeur de l'exploitation.
-- -- --
Un mot, enfin, sur notre leadership reconnu
au Canada en matière de responsabilité sociale
et environnementale.
Le 9 mars dernier, lors d'une conférence de presse
avec nos partenaires de la Société de transport
de Montréal et de Cascades, le président de
Médias Transcontinental, André Préfontaine,
et l'éditeur du quotidien Métro, Stéphane
Gagné, ont procédé au lancement de
la campagne de sensibilisation au recyclage Un métro
qui nous est propre. Ils ont alors dévoilé
les grandes lignes de cet ambitieux projet qui verra à
l'installation, dans le métro de Montréal,
de quelque 200 bacs de recyclage uniques au monde. C'est
une contribution considérable à la protection
de l'environnement qui fait honneur à la réputation
de Transcontinental en la matière. Soit dit en passant,
la personne à gauche d'André sur la photo
est le maire de Montréal ! J'aime mieux vous le préciser
parce que chez nous, on croit qu'André est plus connu
que le maire.
Toujours à propos d'André Préfontaine,
j'aimerais souligner qu'il a été nommé,
en juin dernier, président du conseil d'administration
de La Presse Canadienne, le plus important service d'information
au Canada. En plus d'un honneur personnel bien mérité,
cela constitue également une reconnaissance de l'importance
croissante de Transcontinental au sein de l'industrie de
la presse écrite au Canada.
CONCLUSION
En conclusion, je suis fier de ce que nous
avons accompli à ce jour. Transcontinental continue
d'être une belle réussite à l'échelle
nord-américaine. Mais il reste beaucoup à
faire et nous n'allons pas nous arrêter en chemin.
Nous en sommes à la dernière année
de notre projet d'affaires Horizon 2005 et je
vous annonce qu'il y aura une suite aussi emballante et
mobilisatrice pour les prochaines années.
Notre objectif restera le même : en nous appuyant
sur la participation de nos employés, sur notre culture
d'amélioration continue, notre esprit d'innovation
et d'entrepreneurship, et notre capacité à
exécuter, nous sommes décidés à
continuer à nous surpasser dans chacun de nos marchés
et à devenir une entreprise de classe mondiale.
Je suis très optimiste pour l'avenir. Depuis que
j'ai joint Transcontinental en mai 2000, je n'ai jamais
vu l'entreprise en meilleure position pour continuer sa
croissance et son développement en général.
Merci de votre attention. À toi Daniel.
|
|
 |
|