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Assemblée annuelle des actionnaires 2010
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Le jeudi 18 février 2010

   
   
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Assemblée annuelle des actionnaires 2010
- Remi Marcoux
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- Benoît Huard

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Le jeudi 18 février 2010

   
 
   
 
Rapport sur le développement
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ASSEMBLÉE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES 2010

Allocution de Benoît Huard

Le Windsor, Montréal
18 février 2010

Cet après-midi, je présenterai les résultats de l'exercice 2009 et je les mettrai en perspective à la lumière de ce qu'on appelle maintenant la « grande récession » et de la mise en oeuvre de notre plan de rationalisation. Je vous présenterai aussi une mise à jour de notre situation financière, en tenant compte du fait que nous avons complété plusieurs opérations de financement au cours de la dernière année. Finalement, j'expliquerai comment nous avons utilisé les liquidités dont nous disposions et comment notre situation financière devrait évoluer au cours des prochaines années.

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Permettez-moi de commencer par la présentation des résultats de l'exercice 2009. Il est difficile d'être pleinement positifs face à nos résultats de 2009, mais si nous tenons compte des effets de la récession, de la crise financière et de la transformation incessante des industries de l'impression et des médias, et si nous nous comparons à nos pairs, nous pouvons nous réjouir et même éprouver un sentiment de grande fierté. Comme François le mentionnait plus tôt, le fait que nos résultats se soient améliorés constamment, chaque trimestre, est rassurant. J'y reviendrai dans une minute.

Nos revenus consolidés ont diminué de 6 % et ont été ramenés à 2,3 milliards de dollars, principalement à cause de la crise financière, qui a particulièrement affecté nos activités de publipostage aux États-Unis, et de la récession, qui a entraîné une baisse des volumes d'impression et des revenus publicitaires que nous tirons de nos publications. N'eût été de nos activités de publipostage aux États-Unis, nos revenus n'auraient diminué que de 3 %, ce qui constitue presque un exploit, compte tenu de l'environnement d'exploitation dans lequel nous avons évolué. En fait, ce qui est encore plus impressionnant, c'est que notre BAIIA consolidé et ajusté n'a diminué que de 3 %, soit 349 millions de dollars.

Ces résultats sont attribuables à la mise en oeuvre réussie du plan de rationalisation que nous avons mis en place pour atténuer les effets de la récession. Grâce aux différentes mesures de réduction des dépenses, que François a décrites plus tôt, nous avons économisé 80 millions de dollars au cours de l'exercice 2009, ce qui correspond à 110 millions de dollars sur une base annualisée. Mais ces mesures de rationalisation ont aussi un coût. Une somme de 78 millions de dollars avant impôts, dont 57 millions de dollars constituent des sorties de fonds, a été comptabilisée au titre de la dépréciation d'actifs et de coûts de restructuration. Cela représente un investissement nécessaire et judicieux, avec un délai de récupération relativement court.

En outre, la récession et la transformation rapide des industries de l'impression et des médias nous ont également amenés à réévaluer les écarts d'acquisition et les actifs incorporels dans notre bilan. Une somme de 173 millions de dollars avant impôts –— 158 millions de dollars après impôts –— a été comptabilisée à la suite d'une radiation d'écarts d'acquisition et d'une dépréciation d'actifs incorporels, surtout au deuxième trimestre de l'exercice 2009. Et cela s'appliquait principalement à nos activités dans le secteur de l'impression commerciale.

En raison de ces charges inhabituelles, le bénéfice net ajusté a considérablement diminué au cours de l'exercice 2009. Toutefois, si on exclut ces éléments inhabituels, le bénéfice net ajusté n'a diminué que de 7 %.

Il est important de souligner que nos résultats se sont améliorés de façon constante, trimestre après trimestre, ce qui indique que la mise en oeuvre de notre plan de rationalisation a été réussie. Rappelez-vous que les résultats de notre premier trimestre avaient été très décevants : notre BPA ajusté avait chuté de 44 % par rapport à l'année précédente, alors que notre plan de rationalisation n'avait pas encore été mis en oeuvre. Toutefois, après la mise en oeuvre de notre plan, à la mi-février, le BPA ajusté du deuxième trimestre n'était en baisse que de 12 %. Cela annonçait un redressement. Au milieu de l'année, la tendance s'est renversée. Notre BPA ajusté a en effet augmenté de 5 % au troisième trimestre, et de 12 % au quatrième trimestre. En fait, la majeure partie de la réduction du BPA annuel a eu lieu au premier trimestre, alors que la plupart des mesures de rationalisation n'avaient pas encore été mises en place.

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Examinons maintenant les résultats de l'important travail de financement que nous avons accompli durant l'année. Je tiens à rappeler qu'à la fin de l'exercice 2008 nous faisions face à trois échéances : des facilités de crédit de 150 millions de dollars dues en mai, des obligations de 100 millions de dollars dues en juin, et notre programme de titrisation de 300 millions de dollars qui venait à échéance en août. Ces trois refinancements devaient être complétés dans un contexte où il nous fallait aussi trouver d'autres sources de financement afin de soutenir notre programme accéléré de dépenses d'investissement principalement lié aux projets du San Francisco Chronicle et du Globe and Mail. Pour couronner le tout, tout cela devait être accompli dans l'un des environnements financiers les plus ardus de notre époque.

Je suis fier de vous annoncer que nous avons réussi. De fait, nous avons conclu plusieurs ententes de financement et de refinancement, totalisant près de 900 millions de dollars, à des taux concurrentiels. Nous avons prolongé d'une année notre programme de titrisation de 300 millions de dollars; nous avons complété un placement privé de 100 millions de dollars en obligations non garanties du Fonds de solidarité de la FTQ; nous avons renouvelé pour une année la tranche B de nos facilités de crédit d'une valeur de 150 millions de dollars; nous avons conclu une entente de cinq ans avec la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui nous a accordé un prêt de 100 millions de dollars; nous avons conclu une entente de cinq ans avec la Société générale de financement, qui nous a accordé un prêt de 50 millions de dollars; nous avons signé une entente de financement de matériel de production de 6 ans, d'une valeur de 85 millions de dollars, avec une banque allemande; finalement, nous avons émis des actions privilégiées d'une valeur de 100 millions. En général, notre taux d'intérêt moyen est d'environ 5 %, ce qui est plutôt bon, compte tenu des conditions du marché.

Je tiens à souligner que notre cote de crédit, aussi bien chez DBRS que chez Standard and Poor's, de même que notre crédibilité et les relations que nous avons développées au fil des ans, ont largement contribué à notre succès. Le marché reconnaît notre solide position financière, notre approche financière disciplinée ainsi que notre grande capacité à générer des fonds. De plus, nous avons eu recours à une approche novatrice et nous n'avons pas hésité à sortir des sentiers battus lorsque nous avons analysé les différents types de sources de financement, notamment l'émission d'actions privilégiées et le financement de matériel de production. Grâce à tout cela, nous avons maintenant un portefeuille de dettes équilibré en ce qui a trait aux sources de financement et à la proportion de dettes à taux fixes par rapport aux taux variables, et ce, avec des échéances plus éloignées.

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Sur ce, regardons de plus près notre situation financière pour l'exercice 2009. Je suis heureux de pouvoir vous déclarer que Transcontinental continue de générer des liquidités considérables. En 2009, nos activités d'exploitation ont généré des fonds de 248 millions de dollars. Laissez-moi résumer comment nous avons utilisé ces fonds.

Nous avons affecté 262 millions de dollars aux dépenses en immobilisations. De cette somme, 175 millions de dollars ont été utilisés pour réaliser des projets majeurs, que nous avions déjà annoncés, dans le secteur des journaux : le San Francisco Chronicle, le Globe and Mail et le projet Transmag. Comme vous pouvez le constater, les dépenses d'investissement qui n'étaient pas destinées aux projets majeurs ont été plutôt limitées.

De plus, nous avons maintenu notre dividende. Nous avons versé 26 millions de dollars en dividendes, soit 32 cents par action. Pour la première fois en sept ans, nous avons décidé de ne pas augmenter notre dividende. Nous avons préféré conserver nos liquidités, compte tenu de l'état des marchés.

Peu après la fin de l'exercice financier, nous avons remboursé entièrement la tranche B de 150 millions de dollars de nos facilités de crédit, car nous considérions avoir suffisamment de liquidités et nous prévoyions en avoir davantage dans l'avenir. La vente de nos activités de publipostage aux États-Unis, annoncée récemment, contribuera certainement à cet égard.

Cela étant dit, au cours des exercices 2010 et 2011, la seule échéance importante à laquelle nous devrons faire face sera notre programme de titrisation de 300 millions de dollars. À la fin de l'exercice financier, nous utilisions seulement un peu plus de 100 millions de dollars de ce programme. Nous sommes actuellement en pourparlers pour le prolonger. Nous avons bon espoir de conclure bientôt un accord. Présentement, nous croyons que nous disposerons des fonds suffisants pour mettre en oeuvre notre stratégie au cours des prochaines années.

Enfin, nous disposons d'une situation financière saine. Au 31 octobre 2009, le ratio d'endettement net sur la capitalisation totale était de 42 %; il se situait au milieu de l'intervalle fixé par la direction.

En 2009, nous avons introduit un ratio additionnel, soit un ratio d'endettement net sur le BAIIA (incluant l'utilisation du programme de titrisation), et son intervalle cible pour la fin de l'exercice financier 2011 se situe entre 2,0x et 2,5x. À la fin de l'exercice 2009, ce ratio était de 2,6x, les actions privilégiées étant comptabilisées à 100 % comme des capitaux propres. Nous avons bon espoir que l'intervalle cible (de 2,0x à 2,5x) fixé par la direction sera atteint avant la date prévue parce que, au cours des années à venir, nos dépenses en immobilisations seront considérablement réduites et nous profiterons pleinement de nos nouveaux projets, notamment ceux du San Francisco Chronicle et du Globe and Mail. En fait, si l'on excluait les projets qui ne rapportent pas encore tous les revenus prévus à terme, notre ratio d'endettement net sur BAIIA (incluant la titrisation) serait de 1,7x.

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Sur cette note, j'aimerais vous réitérer que le profil de génération de flux monétaires nets de notre entreprise changera clairement au cours des prochaines années. À partir de l'exercice financier 2011, les dépenses en immobilisations diminueront, pour se stabiliser autour de 75 millions de dollars par année, et notre entreprise bénéficiera pleinement des investissements qu'elle a faits récemment. En matière d'utilisation des fonds, au cours des deux ou trois prochaines années, notre première priorité sera de rembourser nos dettes et de poursuivre prudemment notre transformation stratégique.

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En conclusion, Transcontinental a réalisé une bonne performance au cours de l'exercice 2009, compte tenu des turbulences qu'elle a dû traverser. Notre plan de rationalisation a été mis en oeuvre efficacement, et ses retombées rapides ont largement contribué aux résultats que nous avons obtenus.

L'exercice 2010 sera lui aussi rempli de défis et d'occasions de progresser. Durant toute l'année, nous profiterons pleinement de la contribution du San Francisco Chronicle et des économies de coûts annualisées que notre plan de rationalisation a rendues possibles. Nous tirerons également profit de notre offre améliorée de nouveaux services numériques novateurs et de nos services de communications marketing. Néanmoins, le niveau des dépenses publicitaires, qui génère directement ou indirectement 80 % de notre chiffre d'affaires, sera le facteur déterminant de la croissance de nos activités traditionnelles. Nous croyons que nous sommes en bonne position à tous points de vue, étant donné que nous sommes nettement en tête dans la plupart de nos créneaux, que nous avons une culture d'amélioration continue et que nous pouvons compter sur des gens dévoués et mobilisés à tous les niveaux de l'organisation.

Je vous remercie beaucoup de votre attention, et j'invite Rémi à venir conclure.

 

 
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