Cet
après-midi, je présenterai les résultats
de l'exercice 2009 et je les mettrai en perspective
à la lumière de ce qu'on appelle maintenant
la « grande récession » et
de la mise en oeuvre de notre plan de rationalisation.
Je vous présenterai aussi une mise à jour
de notre situation financière, en tenant compte du
fait que nous avons complété plusieurs opérations
de financement au cours de la dernière année.
Finalement, j'expliquerai comment nous avons utilisé
les liquidités dont nous disposions et comment notre
situation financière devrait évoluer au cours
des prochaines années.

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Permettez-moi
de commencer par la présentation des résultats
de l'exercice 2009. Il est difficile d'être
pleinement positifs face à nos résultats de
2009, mais si nous tenons compte des effets de la récession,
de la crise financière et de la transformation incessante
des industries de l'impression et des médias,
et si nous nous comparons à nos pairs, nous pouvons
nous réjouir et même éprouver un sentiment
de grande fierté. Comme François le mentionnait
plus tôt, le fait que nos résultats se soient
améliorés constamment, chaque trimestre, est
rassurant. J'y reviendrai dans une minute.
Nos
revenus consolidés ont diminué de 6 %
et ont été ramenés à 2,3 milliards
de dollars, principalement à cause de la crise financière,
qui a particulièrement affecté nos activités
de publipostage aux États-Unis, et de la récession,
qui a entraîné une baisse des volumes d'impression
et des revenus publicitaires que nous tirons de nos publications.
N'eût été de nos activités
de publipostage aux États-Unis, nos revenus n'auraient
diminué que de 3 %, ce qui constitue presque
un exploit, compte tenu de l'environnement d'exploitation
dans lequel nous avons évolué. En fait, ce
qui est encore plus impressionnant, c'est que notre
BAIIA consolidé et ajusté n'a diminué
que de 3 %, soit 349 millions de dollars.
Ces
résultats sont attribuables à la mise en oeuvre
réussie du plan de rationalisation que nous avons
mis en place pour atténuer les effets de la récession.
Grâce aux différentes mesures de réduction
des dépenses, que François a décrites
plus tôt, nous avons économisé 80 millions
de dollars au cours de l'exercice 2009, ce qui correspond
à 110 millions de dollars sur une base annualisée.
Mais ces mesures de rationalisation ont aussi un coût.
Une somme de 78 millions de dollars avant impôts,
dont 57 millions de dollars constituent des sorties
de fonds, a été comptabilisée au titre
de la dépréciation d'actifs et de coûts
de restructuration. Cela représente un investissement
nécessaire et judicieux, avec un délai de
récupération relativement court.
En
outre, la récession et la transformation rapide des
industries de l'impression et des médias nous ont
également amenés à réévaluer
les écarts d'acquisition et les actifs incorporels
dans notre bilan. Une somme de 173 millions de dollars
avant impôts –— 158 millions de dollars
après impôts –— a été
comptabilisée à la suite d'une radiation d'écarts
d'acquisition et d'une dépréciation d'actifs
incorporels, surtout au deuxième trimestre de l'exercice
2009. Et cela s'appliquait principalement à nos activités
dans le secteur de l'impression commerciale.
En
raison de ces charges inhabituelles, le bénéfice
net ajusté a considérablement diminué
au cours de l'exercice 2009. Toutefois, si on exclut
ces éléments inhabituels, le bénéfice
net ajusté n'a diminué que de 7 %.
Il
est important de souligner que nos résultats se sont
améliorés de façon constante, trimestre
après trimestre, ce qui indique que la mise en oeuvre
de notre plan de rationalisation a été réussie.
Rappelez-vous que les résultats de notre premier
trimestre avaient été très décevants :
notre BPA ajusté avait chuté de 44 %
par rapport à l'année précédente,
alors que notre plan de rationalisation n'avait pas
encore été mis en oeuvre. Toutefois,
après la mise en oeuvre de notre plan, à
la mi-février, le BPA ajusté du deuxième
trimestre n'était en baisse que de 12 %.
Cela annonçait un redressement. Au milieu de l'année,
la tendance s'est renversée. Notre BPA ajusté
a en effet augmenté de 5 % au troisième
trimestre, et de 12 % au quatrième trimestre.
En fait, la majeure partie de la réduction du BPA
annuel a eu lieu au premier trimestre, alors que la plupart
des mesures de rationalisation n'avaient pas encore
été mises en place.
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Examinons
maintenant les résultats de l'important travail
de financement que nous avons accompli durant l'année.
Je tiens à rappeler qu'à la fin de l'exercice
2008 nous faisions face à trois échéances :
des facilités de crédit de 150 millions
de dollars dues en mai, des obligations de 100 millions
de dollars dues en juin, et notre programme de titrisation
de 300 millions de dollars qui venait à échéance
en août. Ces trois refinancements devaient être
complétés dans un contexte où il nous
fallait aussi trouver d'autres sources de financement
afin de soutenir notre programme accéléré
de dépenses d'investissement principalement
lié aux projets du San Francisco Chronicle
et du Globe and Mail. Pour couronner le tout, tout
cela devait être accompli dans l'un des environnements
financiers les plus ardus de notre époque.
Je
suis fier de vous annoncer que nous avons réussi.
De fait, nous avons conclu plusieurs ententes de financement
et de refinancement, totalisant près de 900 millions
de dollars, à des taux concurrentiels. Nous avons
prolongé d'une année notre programme
de titrisation de 300 millions de dollars; nous avons
complété un placement privé de 100 millions
de dollars en obligations non garanties du Fonds de solidarité
de la FTQ; nous avons renouvelé pour une année
la tranche B de nos facilités de crédit d'une
valeur de 150 millions de dollars; nous avons conclu
une entente de cinq ans avec la Caisse de dépôt
et placement du Québec, qui nous a accordé
un prêt de 100 millions de dollars; nous avons
conclu une entente de cinq ans avec la Société
générale de financement, qui nous a accordé
un prêt de 50 millions de dollars; nous avons
signé une entente de financement de matériel
de production de 6 ans, d'une valeur de 85 millions
de dollars, avec une banque allemande; finalement, nous
avons émis des actions privilégiées
d'une valeur de 100 millions. En général,
notre taux d'intérêt moyen est d'environ
5 %, ce qui est plutôt bon, compte tenu des conditions
du marché.
Je
tiens à souligner que notre cote de crédit,
aussi bien chez DBRS que chez Standard and Poor's,
de même que notre crédibilité et les
relations que nous avons développées au fil
des ans, ont largement contribué à notre succès.
Le marché reconnaît notre solide position financière,
notre approche financière disciplinée ainsi
que notre grande capacité à générer
des fonds. De plus, nous avons eu recours à une approche
novatrice et nous n'avons pas hésité
à sortir des sentiers battus lorsque nous avons analysé
les différents types de sources de financement, notamment
l'émission d'actions privilégiées
et le financement de matériel de production. Grâce
à tout cela, nous avons maintenant un portefeuille
de dettes équilibré en ce qui a trait aux
sources de financement et à la proportion de dettes
à taux fixes par rapport aux taux variables, et ce,
avec des échéances plus éloignées.
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Sur
ce, regardons de plus près notre situation financière
pour l'exercice 2009. Je suis heureux de pouvoir vous
déclarer que Transcontinental continue de générer
des liquidités considérables. En 2009, nos
activités d'exploitation ont généré
des fonds de 248 millions de dollars. Laissez-moi résumer
comment nous avons utilisé ces fonds.
Nous
avons affecté 262 millions de dollars aux dépenses
en immobilisations. De cette somme, 175 millions de
dollars ont été utilisés pour réaliser
des projets majeurs, que nous avions déjà
annoncés, dans le secteur des journaux : le
San Francisco Chronicle, le Globe and Mail
et le projet Transmag. Comme vous pouvez le constater,
les dépenses d'investissement qui n'étaient
pas destinées aux projets majeurs ont été
plutôt limitées.
De
plus, nous avons maintenu notre dividende. Nous avons versé
26 millions de dollars en dividendes, soit 32 cents
par action. Pour la première fois en sept ans, nous
avons décidé de ne pas augmenter notre dividende.
Nous avons préféré conserver nos liquidités,
compte tenu de l'état des marchés.
Peu
après la fin de l'exercice financier, nous
avons remboursé entièrement la tranche B de
150 millions de dollars de nos facilités de
crédit, car nous considérions avoir suffisamment
de liquidités et nous prévoyions en avoir
davantage dans l'avenir. La vente de nos activités
de publipostage aux États-Unis, annoncée récemment,
contribuera certainement à cet égard.
Cela
étant dit, au cours des exercices 2010 et 2011, la
seule échéance importante à laquelle
nous devrons faire face sera notre programme de titrisation
de 300 millions de dollars. À la fin de l'exercice
financier, nous utilisions seulement un peu plus de 100 millions
de dollars de ce programme. Nous sommes actuellement en
pourparlers pour le prolonger. Nous avons bon espoir de
conclure bientôt un accord. Présentement, nous
croyons que nous disposerons des fonds suffisants pour mettre
en oeuvre notre stratégie au cours des prochaines
années.
Enfin,
nous disposons d'une situation financière saine.
Au 31 octobre 2009, le ratio d'endettement net sur
la capitalisation totale était de 42 %; il se
situait au milieu de l'intervalle fixé par
la direction.
En
2009, nous avons introduit un ratio additionnel, soit un
ratio d'endettement net sur le BAIIA (incluant l'utilisation
du programme de titrisation), et son intervalle cible pour
la fin de l'exercice financier 2011 se situe entre
2,0x et 2,5x. À la fin de l'exercice 2009,
ce ratio était de 2,6x, les actions privilégiées
étant comptabilisées à 100 % comme
des capitaux propres. Nous avons bon espoir que l'intervalle
cible (de 2,0x à 2,5x) fixé par la direction
sera atteint avant la date prévue parce que, au cours
des années à venir, nos dépenses en
immobilisations seront considérablement réduites
et nous profiterons pleinement de nos nouveaux projets,
notamment ceux du San Francisco Chronicle et du Globe
and Mail. En fait, si l'on excluait les projets
qui ne rapportent pas encore tous les revenus prévus
à terme, notre ratio d'endettement net sur
BAIIA (incluant la titrisation) serait de 1,7x.
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Sur
cette note, j'aimerais vous réitérer
que le profil de génération de flux monétaires
nets de notre entreprise changera clairement au cours des
prochaines années. À partir de l'exercice
financier 2011, les dépenses en immobilisations diminueront,
pour se stabiliser autour de 75 millions de dollars
par année, et notre entreprise bénéficiera
pleinement des investissements qu'elle a faits récemment.
En matière d'utilisation des fonds, au cours
des deux ou trois prochaines années, notre première
priorité sera de rembourser nos dettes et de poursuivre
prudemment notre transformation stratégique.
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En
conclusion, Transcontinental a réalisé une
bonne performance au cours de l'exercice 2009, compte
tenu des turbulences qu'elle a dû traverser.
Notre plan de rationalisation a été mis en
oeuvre efficacement, et ses retombées rapides
ont largement contribué aux résultats que
nous avons obtenus.
L'exercice
2010 sera lui aussi rempli de défis et d'occasions
de progresser. Durant toute l'année, nous profiterons
pleinement de la contribution du San Francisco Chronicle
et des économies de coûts annualisées
que notre plan de rationalisation a rendues possibles. Nous
tirerons également profit de notre offre améliorée
de nouveaux services numériques novateurs et de nos
services de communications marketing. Néanmoins,
le niveau des dépenses publicitaires, qui génère
directement ou indirectement 80 % de notre chiffre
d'affaires, sera le facteur déterminant de
la croissance de nos activités traditionnelles. Nous
croyons que nous sommes en bonne position à tous
points de vue, étant donné que nous sommes
nettement en tête dans la plupart de nos créneaux,
que nous avons une culture d'amélioration continue
et que nous pouvons compter sur des gens dévoués
et mobilisés à tous les niveaux de l'organisation.
Je
vous remercie beaucoup de votre attention, et j'invite Rémi
à venir conclure.