| Merci beaucoup pour cette généreuse
présentation, Céric, et merci aux responsables
de ce colloque de la prestigieuse famille Desjardins
pour leur invitation à prendre la parole devant
vous. Jen suis honoré.
Jaurais aimé assister aux ateliers et
aux autres présentations qui ont eu lieu depuis
hier. Mais comme vous vous en doutez, la direction
de Transcontinental constitue un travail à
plein temps qui ne laisse malheureusement pas beaucoup
de disponibilité. Néanmoins, jai
parcouru avec beaucoup dintérêt
votre programme des deux journées et jai
été impressionné par sa pertinence.
Dabord,
en réunissant ainsi les directeurs de compte
commercial et industriel, les organisateurs reconnaissent
que la croissance dune entreprise dépend
en grande partie du développement de ses ventes
et quil est primordial dy consacrer des
efforts particuliers.
Chez Desjardins comme chez Transcontinental, nous
devons exceller dans la connaissance des tendances
du marché et des besoins émergents des
clients.
À titre dexemple, lune des tendances
que nous avons identifiées auprès de
nos clients, cest leur volonté de réduire
le nombre de fournisseurs avec qui ils font des affaires
en tant quentreprises. Il faut y voir une occasion
exceptionnelle de développement des ventes
à la condition, comme vous le faites, de se
préparer en conséquence.
Par ailleurs, vous me semblez avoir identifié
les grands défis auxquels feront face les entreprises
dici au cours des prochaines années.
Je pense en particulier au développement des
marchés internationaux, aux exigences de la
productivité, au transfert des entreprises
dune génération à lautre,
aux conséquences multiples des nouvelles normes
comptables, et jen passe. En tant que chef dentreprise,
je peux vous dire quil sagit là
de choix judicieux.
De façon plus générale, en cherchant
ainsi à réactualiser votre rôle
auprès de vos clients à la lumière
des défis auxquels ils font face et de leurs
nouveaux besoins, vous adoptez une stratégie
gagnante. Cest celle que nous suivons, chez
Transcontinental, par le biais de notre projet daffaires
Horizon 2005 dont je vous reparlerai tout à
lheure.
Lobjectif, cest de devenir un conseiller
auprès de nos clients, dêtre vu
comme un partenaire susceptible dajouter de
la plus-value à leurs projets daffaires,
et non comme un simple fournisseur. Par-dessus tout,
il faut par tous les moyens chercher à leur
faciliter la vie.
Cette approche renouvelée, cest sur la
ligne de feu quelle doit commencer, cest-à-dire
par les initiatives de ceux qui sont les premiers
contacts des clients.
Je suis heureux de constater que le Mouvement Desjardins
et Transcontinental partagent là-dessus la
même philosophie daffaires. Et comme vous
le voyez, le sujet de votre colloque me passionne !
Parlant de points communs entre le Mouvement Desjardins
et Transcontinental, jen vois un très
important : si nous excluons les entreprises de services
publics comme Hydro-Québec ou Postes Canada,
ou encore les gouvernements, nous partageons avec
vous de desservir lensemble du territoire du
Québec. Nous avons même pignon sur rue
dans la plupart des grandes régions.
Je mempresse tout de suite dajouter que
notre présence na pas la profondeur historique,
géographique, sociologique et économique
des Caisses Desjardins qui, il faut bien ladmettre,
na pas beaucoup déquivalent en
Amérique du Nord. Mais elle est très
significative.
Ainsi, Transcontinental a un réseau de 16 imprimeries
au Québec : huit dans la grande région
de Montréal, deux à Québec, une
en Beauce (la plus belle, bien sûr !),
les autres à Sherbrooke, Gatineau, Trois-Rivières,
Louiseville et Rimouski.
À Québec même, nous sommes le
plus important imprimeur avec deux usines qui emploient
au-delà de 400 personnes. Transcontinental
de la Capitale est spécialisée dans
limpression de journaux et compte parmi ses
clients Le Soleil, ainsi quune dizaine de journaux
locaux ou régionaux.
Quant à notre deuxième imprimerie, Transcontinental
Québec, elle est spécialisée
dans limpression de divers produits marketing
comme les brochures, les affiches, les pochettes,
les dépliants et les rapports annuels. Elle
vient demménager dans un tout nouvel
édifice.
Nous y avons une prestigieuse brochette de clients,
notamment le Mouvement Desjardins et dimportantes
agences de publicité ou de marketing. Sans
compter les gouvernements du Canada et du Québec.
Si nous ajoutons à nos imprimeries nos journaux
locaux et régionaux, nous avons pignon sur
rue dans un territoire où se retrouve à
peu près 80 % de la population du Québec.
Nos 62 journaux hebdomadaires, qui sont lus chaque
semaine par 2,3 millions de lecteurs, sétendent
en effet de la région de Québec à
lOutaouais en passant par le Lac Saint-Jean.
On connaît limportance du journal hebdomadaire
dans le développement social de la communauté
quil dessert. Au Québec, nous en sommes
les principaux éditeurs avec 45 % du marché.
Ici même, à Québec, nous comptons
quatre journaux hebdomadaires très dynamiques,
soit LActuel, LAppel, le Charlesbourg
Express et le Québec Express.
Si nous ajoutons maintenant à la carte géographique
les régions que nous desservons directement
par notre Publi-Sac ou par le biais dententes
avec des sous-traitants dans quelques cas, nous couvrons
lensemble du Québec. Le Publi-Sac est
distribué à 2,8 millions de foyers
chaque semaine.
Nos journaux et nos centres régionaux du Publi-Sac
ont un total de 45 bureaux au Québec.
Au total, Transcontinental compte 12 000 employés,
dont 5000 au Québec : je soupçonne
que la plupart sont des sociétaires des Caisses !
Quant à notre masse salariale annuelle au Québec,
elle se chiffre à environ 250 millions
de dollars. Nous contribuons ainsi directement à
la vitalité économique des grandes régions
du Québec.
Nous jouons également un rôle actif au
sein des collectivités où nous sommes
établis. La notion de responsabilité
sociale est solidement ancrée dans notre culture
dentreprise.
Dailleurs, Transcontinental a été
classée au troisième rang au Canada,
dans la catégorie « industrielle »,
par Corporate Knights, un organisme dédié
à la promotion de la responsabilité
sociale auprès des entreprises. Pour vous donner
une idée, nous consacrons en moyenne au-delà
de 1 % de nos profits avant impôts à
des causes sociales : que ce soit en dons et commandites,
en services gratuits dimpression ou de distribution,
ou en espaces publicitaires gratuits dans nos publications.
À cela doit sajouter lengagement
communautaire de nos dirigeants et de nos employés
que nous encourageons fortement, notamment en demandant
à nos dirigeants locaux de favoriser laide
aux projets auxquels participent leurs employés.
Transcontinental est également un partenaire
économique majeur sur le plan régional.
Dans la seule région de Québec, nous
évaluons à plus de 25 millions
de dollars nos achats annuels de biens et services
auprès dentreprises parmi lesquelles
vous comptez sûrement des clients.
Il y a également une certaine complicité,
si jose dire, entre une grande institution financière
comme Desjardins et Transcontinental. Non seulement
parce que nous sommes limprimeur du magazine
Ma Caisse, mais également en raison de nos
publications économiques et financières,
un créneau où nous sommes le chef de
file au Québec.
Nous couvrons donc vos activités, avec professionnalisme,
jen suis sûr, et nous comptons un grand
nombre de lecteurs parmi vos dirigeants et vos employés.
Je pense en particulier au journal Les Affaires, qui
vient de fêter son 75e anniversaire, à
Revue Commerce, à Affaires Plus, à PME,
ainsi quà Finance et Investissement.
Ici même à Québec, nous avons
le Journal économique qui fait partie de Transcontinental
depuis 1998.
Soit dit en passant, nous avons prévu vous
remettre le dernier numéro de tous ces titres
en guise de petit cadeau. Alors, en partant, noubliez
pas votre Publi-Sac !
Enfin, autre enracinement de Transcontinental en sol
québécois, notre siège social
est situé à Montréal, une ville
pour laquelle jai souvent exprimé en
public notre attachement et notre confiance en son
avenir.
Cette entrée en matière prépare
directement au sujet de ma présentation daujourdhui.
On ma demandé de vous parler de lévolution
de Transcontinental : depuis la première imprimerie
située à Montréal, en 1976, avec
ses 30 employés et ses revenus de trois
millions de dollars la première année,
jusquà la situation daujourdhui.
Pour ce faire, je vais dabord vous faire un
portrait global de lentreprise en un coup dil.
Puis, dans un deuxième temps, je vais essayer
de dégager les principes et les valeurs qui
nous ont guidés au cours des 28 dernières
années.
Jai intitulé ma présentation :
Dune PME locale à une PME multinationale :
le modèle daffaires et les valeurs qui
ont guidé Transcontinental depuis 1976. Dentrée
de jeu, jai voulu indiquer un certain sens de
la relativité : à léchelle
nord-américaine, en effet, Transcontinental
est une simple PME. Cette constatation est dailleurs
à lorigine de notre stratégie
de créneaux dont je vais vous parler tout à
lheure.
Jai pensé joindre certaines images pour
rendre la présentation plus concrète
et aussi parce que le sujet sy prête bien.
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