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Montréal, le 17 octobre 2006 –
« Pour nos entreprises, la question se pose de
façon urgente : ces économies émergentes,
au premier rang desquelles se trouve la Chine, constituent-elles
une menace ou une nouvelle occasion de développement ? »
Après avoir souligné que la montée des
économies émergentes a constitué le fait
marquant des dix dernières années, c’est
la question à laquelle le fondateur et président
exécutif du conseil de Transcontinental, Rémi
Marcoux, a choisi de répondre, ce midi, devant les
quelque 400 invités au déjeuner-causerie de
la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain.
Il a alors proposé à son auditoire de raconter
« comment une entreprise associée à
Québec inc. comme Transcontinental vit cette nouvelle
réalité dans son secteur d’activité ».
M. Marcoux a expliqué que c’est d’abord
comme une menace que la Chine est apparue sur l’écran
radar de Transcontinental alors que des clients nord-américains
ont commencé à y faire imprimer certains produits.
À partir du constat que la Chine devient une menace
maximale quand il s’agit de produits imprimés
avec beaucoup de contenu de main-d’œuvre et insensibles
aux délais de livraison, la direction a procédé
à une révision en profondeur de son portefeuille
d’activités à la lumière de ces
critères.
« À première vue, la menace n’apparaît
pas très grande pour nous puisque 75 % de nos
activités sont sensibles aux délais de livraison
ou, comme le marketing direct, intègrent des opérations
complémentaires complexes, a-t-il poursuivi. Mais pour
le dernier 25 %, nous avons voulu en savoir plus et je
suis allé en Chine avec deux de nos dirigeants. Nous
avons visité une dizaine d’imprimeries dans plusieurs
grandes villes et discuté avec leurs dirigeants, leurs
fournisseurs et des observateurs de la scène chinoise.
De façon générale, nous nous sommes aperçus
que notre image de la Chine était dépassée. »
Le conférencier a raconté que le plan de développement
chinois s’inspire largement du modèle de la Corée
du Sud en mettant l’accent sur les technologies et l’innovation :
« La Chine veut passer d’une économie
basée sur la main-d’œuvre à bon marché
à une économie basée sur le savoir et
la valeur ajoutée. Pour ce faire, elle a bien moins
besoin de nos capitaux que de notre know-how et de
nos technologies. Pour ce qui est de l’industrie de
l’impression, nous sommes revenus avec la conviction
que la concurrence se ferait de plus en plus forte et que
notre activité la plus à risque était
l’impression de livres, un segment qui fait partie de
notre stratégie de développement. Quoi faire ? »
Rémi Marcoux a alors indiqué les grandes composantes
de la riposte de Transcontinental : renforcement de sa
position dans l’impression de livres en noir et blanc,
particulièrement pour les courts et moyens tirages
(jusqu’à 200 000 exemplaires dans le cas
d’un Harry Potter), avec des cycles de production très
rapides; développement de l’impression numérique
de livres à très court tirage (800 exemplaires
en moyenne) qui permet aux éditeurs de tester le marché
et dont le délai de livraison est d’à
peine dix jours; développement d’un créneau
comme la réimpression de best-sellers qui ne peut souffrir
d’aucun délai; multiplication des services en
amont et en aval de l’impression pour fidéliser
le client; investissements constants dans l’efficacité
et la réduction des coûts; leadership mondial
sur le plan de la technologie. Sans compter les avantages
concurrentiels « permanents et durables »
comme la proximité du client et une main-d’œuvre
qualifiée, dévouée et capable de s’adapter
rapidement aux nouvelles technologies.
« Loin de moi l’idée de sous-estimer
la concurrence des économies émergentes comme
la Chine, a-t-il conclu cette première partie, mais
j’ai la conviction que Transcontinental est en bonne
position pour y faire face. »
Pour ce qui est de l’autre volet de la question, Rémi
Marcoux est d’opinion que l’industrie de l’impression
est attrayante pour les entreprises d’ici puisque la
demande intérieure sera très forte au cours
des prochaines décennies et que la présence
étrangère y est encore très faible par
rapport à d’autres secteurs industriels. Mais
il juge que le dirigisme économique hérité
de plus de 50 ans de régime communiste est encore très
bien ancré : « C’est d’autant
plus vrai pour les produits imprimés constituent les
principaux véhicules d’information du pays. L’État
hésite à en céder le contrôle de
la production à l’entreprise privée, surtout
étrangère. »
Les témoignages vidéo de cinq gens d’affaires
ont permis à l’auditoire d’avoir un portrait
plus large de la réalité d’affaires que
représente la Chine. Ce sont ceux d’Henri-Paul
Rousseau, président et chef de la direction de la Caisse
de dépôt et placement du Québec; de Pierre
Fillion, directeur général par intérim
pour le Québec de l’Association canadienne de
l’industrie des plastiques; d’Alain Com-Nougué,
président d’Aciflex, un fabricant de produits
de salles de bain; de Laurent Verreault, président
du conseil et chef de la direction du Groupe Laperrière
& Verreault; et de Michel Tassé, président
du Groupe Fertek, un fabricant de produits métalliques.
L’intégralité du discours sera disponible
vers 4h sur le site Internet de la Société à
www.transcontinental.com.
Profil
Premier imprimeur au Canada et septième en Amérique
du Nord, Transcontinental est également le plus important
éditeur de magazines destinés aux consommateurs
et d’ouvrages pédagogiques en français
au pays, et le deuxième éditeur de journaux
locaux et régionaux. Transcontinental se distingue
par la création de partenariats stratégiques
lui permettant de s’intégrer dans la chaîne
de valeur de ses clients, notamment grâce à son
modèle unique d’impartition dans l’impression
de journaux et à ses services à valeur ajoutée.
Depuis le marketing de masse jusqu’au marketing direct,
l’entreprise offre une solution intégrée
qui inclut également une plateforme numérique
diversifiée et un réseau de distribution de
porte en porte de matériel publicitaire. Transcontinental
place au cœur de sa pratique d’affaires un ensemble
de valeurs, dont le respect, l’innovation et l’intégrité.
Transcontinental (TSX : TCL.A, TCL.B) compte plus de
14 000 employés au Canada, aux États-Unis
et au Mexique, et ses revenus ont été de 2,2 milliards
de dollars canadiens en 2005.
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Pour renseignements :
Médias
Jake Brennan
Coordonnateur des relations avec les médias
Transcontinental inc.
Téléphone : (514) 954-4000
jake.brennan@transcontinental.ca
Communauté financière
Stéphane Milot
Directeur des relations avec les investisseurs
et des communications externes
Transcontinental inc.
Téléphone : (514) 954-2821
stephane.milot@transcontinental.ca
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